Un coeur s’éteint, des milliers d’autres se brisent


ange
« Le petit cœur de Léa a cessé de battre hier à 23h56[…] »
Cette phrase sur un réseau social, écrite par une mère dévastée a plongé dans la peine des milliers de personnes. Dont moi.
Léa est née avec sa jumelle, bien trop tôt. Elle avait également des malformations du coeur et des poumons. Plus de 3 ans à se battre, défiant chaque fois les pronostics des médecins.
Je suppose qu’elle a puisé sa force dans une famille aimante et extraordinaire. On a toujours envie de dire que ce genre de malheur ne s’abat que sur les gens qui ne méritent pas….mais qui mérite ça? Absolument personne.
J’ai suivi leur combat, celui de Léa et de sa famille. Toujours un peu de loin, avec une pudeur qui ne m’empêchait pas parfois de partager une bonne nouvelle, que les bonnes nouvelles.
En revanche mon dernier partage était celui ci, celui qu’on a tous redouté. Avec la tristesse qui m’a envahie à ce moment là, un besoin de crier ce drame et tenter égoïstement de me débarrasser de ma peine. Comme si c’était possible.
Comment arrêter de penser à sa famille, ses parents dont le monde vient de s’effondrer. Cette douleur n’est pas quantifiable, elle doit être intolérable, elle est inimaginable.
Ses parents ont déplacé des montagnes, pendant qu’elle se battait tous les jours, jusqu’au jour de trop.
Léa, tu t’es battue comme une lionne et si toi tu n’as pas pu remporter ce combat, personne ne le pouvait. Tu es en paix maintenant et nous ne cesserons jamais de penser à toi. Tu nous as marqué pour toujours par ton courage et ta force. Tu es aux côtés de Baptiste un autre petit Varois que je n’oublierai jamais non plus, lui aussi s’est battu avec rage dans un combat complètement inégal.
J’étais entrain d’écrire un article sur l’enfant et l’éducation juste avant « ça ». Le sujet attendra.
La vie n’attend pas, maintenant que j’ai sorti ce que j’avais sur le cœur je m’en vais regarder mes enfants profiter de leur innocence.

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